Comprendre la RSE : Responsabilité Sociétale de l'Entreprise

Publié le par Danniel SAWADOGO

cuba-cigar-festival-2011-2-24-14-1-44.jpgLa responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises (RSE) est un concept dans lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales et économiques dans leurs activités et dans leurs interactions avec les parties prenantes (salariés, clients, fournisseurs, …) sur une base volontaire.

 

La RSE résulte des demandes de la société civile (associations écologiques et humanitaires) d'une meilleure prise en compte des impacts environnementaux et sociaux des activités des entreprises. Elle est née, notamment, des problèmes d'environnement planétaire rencontrés depuis les années 1970.

 

La RSE est la déclinaison pour l'entreprise des concepts de développement durable, qui intègrent les trois piliers : environnementaux, sociaux, et économiques. Elle a été à l'ordre du jour du sommet de la Terre de Johannesbourg en 2002, auquel ont participé de grandes entreprises, en particulier françaises, des secteurs de l'environnement et de l'énergie.

 

La RSE tend à définir les responsabilités des entreprises vis-à-vis de ses parties prenantes, dans la philosophie « agir local, penser global » selon René Dubos. Il s'agit donc d'intégrer le contexte mondial et local dans la réflexion stratégique de l'entreprise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

DEFINITIONS DES CONCEPTS

 

Dans cette partie, il s’agira de donner les significations que renferment les concepts liés à la Responsabilité Sociale de l’Entreprise et touchant les différentes politiques de celle-ci.

 

La Responsabilité Sociale/Sociétale de l’Entreprise (RSE

 

L'approche contemporaine de la RSE a été abordée par l'ouvrage de Bowen (1953), sous l’appellation de « Social Responsability of the Businessmann », que beaucoup considèrent comme étant le pionnier du sujet. Selon lui, la notion de responsabilité sociale repose sur deux principes :

 

-       le contrat social (niveau macro) : si l'entreprise existe, c'est parce que la société le veut bien, et en contre partie, son comportement et ses méthodes doivent respecter les lois formulées par la société ;

 

-       l'agence morale (niveau micro) : de par son influence dans la société et son pouvoir de décision, l'entreprise doit avoir un comportement exemplaire, cohérent avec les valeurs de la société.

Le concept de RSE reste cependant ambigu du fait de nombreuses interprétations étant donné que ce concept a été utilisé premièrement par les anglo-xasons sous le vocable de « corporate responsability » et de « social corporate responsiveness » qui a donné lieu à de nombreuses interprétations et de nombreuses critiques. C’est ainsi que la traduction française de « social responsability » par "responsabilité sociale des entreprises" peut être comprise au sens restreint des relations humaines au sein d'une organisation. C'est  pourquoi, la locution "responsabilité sociétale" des entreprises lui est parfois préférée pour exprimer une dimension élargie à la société dans son ensemble et éviter ainsi toute confusion.

Si la RSE a donné lieu à plusieurs représentations, l’une des plus connues est la « triple bottom line » ou "triple résultats" (Elkington, 1999), d’après laquelle l'entreprise socialement responsable doit être performante dans les trois dimensions que sont : l'économique, le social/sociétal et l'environnemental. Autrement dit, l’entreprise doit veiller à la rentabilité économique de son activité tout en cherchant à minimiser son impact sur l’environnement et en prenant en compte les intérêts des différentes "parties prenantes".

 

La normalisation

 

La normalisation est  une activité de codification  qui s'opère de façon conventionnelle en vue d'atteindre les meilleures pratiques dans un domaine déterminé. Elle est impulsée soit par un Etat soit par un organe spécialisé.

La normalisation  poursuit ainsi trois objectifs qui sont :

-        l'harmonisation des bonnes pratiques dans un domaine déterminé ;

-        la mise à disposition d'un référentiel de normes aux différents acteurs du domaine concerné ;

-        la sensibilisation des acteurs à s'engager au respect des normes établies.

 

Les parties prenantes

 

Une partie prenante est un acteur individuel ou collectif concerné par une décision ou un projet lié au fonctionnement de l'entreprise. La notion de partie prenante renferme : les salariés, les clients, les fournisseurs, l'Etat, les actionnaires, la population et toute autre partie intéressée.

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Devhope 28/03/2013 18:21

De même que dans nos entreprises, il existe une direction financière ,il faut aujourd'hui penser à intégrer la RSE dans nos structures, cela profitera au promoteur et à l'employé pour l'efficacité
de l'entreprise. Comme devhope.com soyons des ambassadeurs de la RSE.

@20propositions 02/03/2012 16:12

La RSE doit participer à la réforme du capitalisme

Bonjour,
La réédition mise à jour des 20 propositions pour réformer le capitalisme chez Flammarion accorde une place centrale à la responsabilité des entreprises. Celle-ci est sociale et sociétale, mais
aussi fiscale et environnementale. Ce livre a été rédigé par des chercheurs et des cadres dirigeants de grandes entreprises.
N'hésitez pas à visiter le site internet, consulter les vidéos et apporter vos propres propositions.

Danniel SAWADOGO 20/06/2012 21:20



Bonjour, Merci pour l'intérêt que portez à mes publications. Je suis ravi des lire vos observations. A bientôt.



Jean-Pierre CANOT 06/03/2011 11:36


OU S’ARRÊTERA DONC L’IMBÉCILLITÉ HUMAINE ?

Voilà avec l’ISR que notre épargne serait une cause du changement climatique !
Voilà qu’avec le RSE les entreprises auraient une responsabilité dite sociétale sur notre environnement !

Nous sommes repartis avec cet inénarrable concept d’Investissement Socialement Responsable – les initiés de la secte doivent dire IRS – dans la voie où nous mène la crise financière mondiale où ne
faisons qu’entrer ; ceci en considérant que la création monétaire se fait par génération spontanée de la monnaie : l’argent crée l’argent.

Nous oublions simplement que le crédit et l’investissement qu’il permet, ne sont que des outils au service de l’homme qui par ses activités va créer de la monnaie. Il est donc aberrant de prétendre
qu’épargne, crédit ou investissement ont une responsabilité sociale, ou sur le développement prétendu durable.
Il est encore plus aberrant, voire d’une stupidité sans précédent, d’inviter les épargnants comme le font certains n’ayant pas le sens du ridicule, à réfléchir plus sur l’importance de l’empreinte
carbone de leur épargne, que sur l’air qu’ils pompent aux autres en s’essoufflant dans des actions ou discours inutiles.

Il est un investissement socialement responsable, le seul auquel on devrait raisonnablement s’intéresser, c’est celui de tout Homme qui par son travail, son investissement personnel, gagne son pain
à la sueur de son front, participant ainsi à la seule création monétaire qui puisse avoir une valeur et que le crédit ne fait qu’anticiper.

Edgar Rice Burrougs disait : « L’argent, le principe est que si vous en avez c’est que quelqu’un d’autre en a besoin ! ». Cet argent que nous fabriquons par notre travail, cet autre qui en a besoin
en fait absolument ce qu’il en veut, et même s’il s’en sert pour fabriquer des bombes et émettre CO2, ou pets et rots méthaniques nous ne saurions avoir en cela une quelconque responsabilité.

Il est une empreinte carbone qu’il serait essentiel que l’on mesurât, ce que l’on se garde bien de faire, c’est celle de tous ces inutiles - en particulier ces 600 000 qui trouveront un emploi
bidon d’ici 2020 - qui vivent au crochet de ceux qui travaillent utilement, et qui seraient mieux inspirés au lieu de nous pomper l'air, de garder leur souffle pour la phase terminale de leur
digestion !

Seule la bêtise humaine peut donner une idée de l’infini, dit-on en restant poli, elle s’inscrit en outre parfaitement dans le « durable » tellement à la mode ! Les initiés de l’ISR et de la RSE
l’exploitent admirablement bien pour tirer de gros profits.


Danniel SAWADOGO 20/06/2012 21:21



Bonjour,


Il faut alors que l'on continue avec la sensibilisation pour attendre une prise de conscience.


Merci.