Identification des risques en lieu de travail

Publié le par danielus.over-blog.com

IDENTIFICATION DES RISQUES

 

C’est repérer tous les risques auxquels peuvent être exposés les salariés dans chaque unité de travail. L’identification repose sur l’analyse des documents internes, l’analyse des postes et des sgrue-1.jpgituations de travail, ainsi que sur l’écoute des salariés et de leurs représentants.

 

Principales familles de risques :

 

circulation routière (à l’extérieur et à   

l’intérieur de l’entreprise),

risques psychosociaux (stress,

harcèlement, agressions et violences

physiques ou verbales…)

 

incendie / explosion (émanation de

gaz ou vapeurs, source d’ignition par

point chauds, défaut d'organisation

des secours…),

ambiance de travail (bruit, éclairage,

température, aération et

assainissement…),

équipements de travail (machines,

systèmes, appareils à pression,...),

 

électricité (contact avec une partie

métallique sous tension ou un

conducteur électrique…),

manutention manuelle (troubles

musculo-squelettiques, blessures

liées aux efforts physiques…) et

 

mécanique (utilisation d’appareils ou

matériels de levage fixes ou mobiles),

 

agents biologiques (contamination,

infection ou allergie à ces produits…),

 

rayonnements (lasers, ultraviolets,

ionisants et non-ionisants…)

 

hygiène et sécurité (non-respect des

règles d'hygiène et d’hygiène

alimentaire, non-organisation du

travail, non-respect de l’obligation de

formation…

travail sur écran (ergonomie, gestes

et postures)

 

 

 

III.  CLASSIFICATION DES RISQUES

 

La classification des risques permet d’estimer leur importance. A toutes les unités de travail, chaque danger et chaque risque sont évalués par les différents acteurs. Cette concertation est l’occasion de mettre en commun les différentes approches. Le chef d’entreprise transcrit ensuite sous sa responsabilité le résultat de l’évaluation de chaque risque dans le document unique en vue de préparer un plan d’action de prévention. Le chef d’entreprise doit analyser les risques selon des critères adaptés à sa situation.

 

Exemples de critères :

 

-         régularité de réapparition du risque ;

-         fréquence de répétition du risque ;

-         nombre de salariés concernés au poste ou susceptibles d’être concernés dans l’environnement immédiat ;

-  

* Proposer des actions de prévention

 

L’évaluation des risques professionnels a pour objectif de susciter des actions de prévention. Il est donc conseillé de faire figurer dans le document unique d’évaluation des risques professionnels les actions de prévention, de protection ou de réduction des risques envisagées ou déjà existantes.

 

Exemples :

 

-         amélioration des conditions de travail : température des locaux ;

-         aération/ventilation, éclairage, exposition au bruit, rythmes et horaires de travail, …

-         réduction des manutentions manuelles ;

-         mise en place de protection collective des salariés ;

Le chef d’entreprise doit veiller à la traçabilité de ses actions de prévention. Pour ce faire, il lui est conseillé de conserver l’ensemble des documents relatifs à la santé et à la sécurité.

 

Durée de conservation des registres obligatoires et des documents relatifs à la santé et à la sécurité au travail

 

Sur les durées de conservation, 3 types de registres obligatoires sont à distinguer :

-         ceux pour lesquels le code du travail prévoit expressément des délais de conservation ;

-         ceux pour lesquels le code du travail se borne à indiquer qu’ils doivent être conservés, sans préciser les délais ;

-         ceux pour lesquels le code du travail ne précise pas qu’ils doivent être conservés.

 

Devant l’éventualité pour l’employeur d’avoir à les produire devant les tribunaux (litige avec un salarié victime d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, litige avec l’inspection du travail, suite à la non-présentation d’un registre…), nous vous indiquons la durée légale de conservation, lorsqu’elle existe, ainsi que la durée conseillée de conservation, dans l’intérêt de l’entreprise.

 

  

Le chef d'établissement est tenu d'afficher un certain nombre de consignes, d'adresses, de numéros d'urgence et d'informations dans son entreprise.

·        consignes incendie ;

·        numéro des secours d'urgences ;

·        adresse et numéro d'appel du service de santé au travail ;

·        adresse, numéro d'appel et nom de l'inspecteur du travail ou du contrôleur du travail ;

 

 

 

Le simple affichage d'une consigne de sécurité ne suffit pas. Pour son application, il faut que celle-ci soit diffusée et expliquée aux salariés afin qu'ils aient une connaissance effective de la consigne et des modes opératoires.

 

NB : chaque fois que des produits dangereux sont utilisés, le chef d'entreprise est tenu d'élaborer une fiche de poste.

 

B. Signalisation

 

La signalisation s’impose chaque fois que sur un lieu de travail un risque ne peut pas être évité ou prévenu par l’existence d’une protection collective ou par l’organisation du travail.

 

Elle concerne aussi bien le balisage des voies de circulation dans l’entreprise que l’accès aux différents lieux où s’exerce l’activité pour informer les transporteurs, les visiteurs, etc.

 

C. Formation à la sécurité

 

Les salariés doivent bénéficier d’une formation pratique et appropriée aux risques auxquels ils sont exposés dans l’enceinte de l’entreprise et lors de l’exécution du travail.

 

Le salarié doit recevoir une information sur :

 

-         les risques liés à la circulation dans l'entreprise ;

-         les risques liés à l'exécution du travail ;

-         la conduite à tenir lorsqu'une personne est victime d'un accident ou  d'une intoxication sur les lieux de travail.

 

Une formation pratique et appropriée :

 

 

Elle tient compte :

 

-         des salariés appelés à en bénéficier, de leur formation, de leur expérience professionnelle, de leur qualification, de la langue qu'ils parlent ou qu'ils lisent ;

-         des risques propres à l'établissement ou au chantier ;

-         des risques auxquels le salarié est exposé ;

-         des tâches qui seront effectivement confiées au salarié.

 

Elle s'intègre dans la formation ou les instructions professionnelles que reçoit le salarié, elle est dispensée sur les lieux de travail.

 

D. Une formation pour tous les salariés

 

La formation doit être dispensée de manière systématique :

 

-         aux salariés nouvellement embauchés, quel que soit le type de contrat de travail ;

-         aux salariés intérimaires ;

-         aux salariés qui changent de poste de travail ou de technique de travail ;

-         aux salariés qui reprennent leur activité après une absence de plus de 21 jours et pour lesquels le médecin du travail a demandé cette formation.

 

Une attention toute particulière doit être portée à l’accueil des nouveaux salariés, les accidents étant plus fréquents lors de la période qui suit l’embauche.

 

NB : La formation est également dispensée à l'occasion de certains événements, lorsque ceux-ci le nécessitent :

 

-         modification des conditions habituelles de circulation sur les lieux du travail ou dans l'établissement ;

-         modification des conditions d'exploitation présentant notamment des risques d'explosion ou d'incendie ;

 

 

E. Une formation spécifique pour certains salariés

 

 

Les salariés affectés à des travaux comportant un risque précis doivent bénéficier d'une formation spécifique. Il en est ainsi notamment dans les cas suivants :

 

-         emploi de machines, y compris les machines portatives ;

-         manipulation ou utilisation des produits chimiques ;

-         opérations de manutention, opérations d'entretien des matériels et des installations de l'établissement ;

-         conduite de véhicules, d'appareils de levage ou d'engins de toute nature ;

-         travaux mettant en contact avec des animaux dangereux (cette disposition concerne essentiellement les salariés agricoles) ;

 

 

V. L’ENTREPRISE ET SES RISQUES

 

 

1. Le risque routier

 

L’employeur doit veiller à intégrer le risque routier dans l’évaluation des risques professionnels, ce risque étant encore souvent ignoré lors de la rédaction du document unique. C’est en effet la première cause de décès par accident au travail.

 

On distingue :

 

-         les accidents de mission, c'est-à-dire les accidents qui ont lieu à l’occasion d’un déplacement nécessaire à l’exécution du travail ;

-         les accidents de trajet, c'est-à-dire les accidents qui se produisent à l’occasion du déplacement entre le domicile et le lieu de travail ou entre le lieu de travail et le lieu de restauration habituel.

 

Ils sont tous deux considérés comme des accidents du travail.

 

 

Exemples d’actions de prévention :

• Gérer le parc de véhicules ;

• S’assurer de la compétence des salariés ;

• Interdire les communications mobiles.

 

 

2. Le risque d’apparition de troubles musculo-squelettiques (TMS)

 

Les troubles musculo-squelettiques sont des maladies multifactorielles, pour lesquels une action de prévention adaptée aux spécificités de l’activité de l’entreprise est nécessaire.

 

La lutte contre les TMS passe par :

 

-         la conception des tâches ;

-         la conception des lieux de travail ;

-         la conception des outils et équipements ;


 

3. Les risques d’incendie et d’explosion

 

 

La prévention des risques incendie et explosion nécessite la mise en place d’une signalisation efficace et d’exercices d’évacuation réguliers.

Actions de prévention :

 

-         acquisition de matériels de prévention, de lutte, d’évacuation ;

-         pratique d’exercices de prévention, de lutte, d’évacuation

-         mise en place d’une signalisation appropriée ;

-         respect des consignes de sécurité incendie.

 

4. Les risques liés au bruit et aux vibrations

 

L’employeur doit veiller à ce que les seuils d’exposition des travailleurs au bruit ne soient pas dépassés dans son entreprise.

 

Actions de lutte contre les risques liés au bruit :

-         acquisition de machines silencieuses ;

-         utlisation des locaux conformément à leur destination ;

-         pratique d’un cloisonnement et/ou appropriés ;

 

Actions de lutte contre les vibrations :

-         nivellement des sols de roulement ;

-         intercalage de dispositions antivibratoires entre la source et la personne ;

-         aménagement du poste de travail (soutien du os, atténuateurs divers, durée d’exposition, maintenance, consignes d’utilisation , formation…).

 

5. Les risques liés à l’éclairage

 

L’éclairage doit être conçu et réalisé de manière à éviter la fatigue visuelle ainsi que les affections de la vue qui en résultent.

 

Action de prévention : installer deux éclairages latéraux.

 

6. Les risques liés à l’aération et à l’assainissement

 

L’aération et l'assainissement des locaux de travail sont obligatoires pour

tous les lieux où le personnel doit intervenir et où il existe un risque lié à

la qualité de l'air.

 

Résultats à atteindre :

-         extraire les polluants ;

-         aérer pour obtenir assez d’air neuf ;

-         éviter les inconvénients (courants d’air, variations de température) ;

-         obtenir un air purifié, sans odeur désagréable ;

-         obligation du maître d’ouvrage lors de la construction et l’aménagement des locaux de travail.

 

 

7. Le risque électrique

 

Le chef d’entreprise doit veiller au respect des règles de sécurité et à la compétence des personnes intervenant sur les installations électriques.

 

Les accidents électriques sont généralement dus :

 

-         au mauvais état des isolants (dégât mécanique, désagrégation ou usure) ;

-         aux modifications sans contrôle (modification ou extension d'une installation électrique par une personne non compétente) ;

-         à l’utilisation de machines-outils portatives, d’appareils de soudure électrique, de lampes portatives ou de ponts roulants ;

-         aux interventions sur ou au voisinage du réseau (lignes aériennes, postes de transformation et canalisations enterrées).

 

La gravité des lésions dépend de plusieurs facteurs :

 

-         l’intensité du courant (danger à partir de 5 mA) ;

-         la durée du passage du courant ;

-         la surface de la zone de contact ;

-         le trajet du courant dans le corps ;

-         l’état de la peau (sèche, humide, mouillée) ;

-         la nature du sol ;

-         la capacité d’isolation des chaussures portées.


 

CONCLUSION

 

La formalisation des pratiques et la recherche d’une efficacité accrue des performances en matière de santé et sécurité constituent les premières raisons qui ont amené les entreprises de toute taille à mettre en place un système de management santé-sécurité au travail. Mais d’autres avantages sont également attendus :

 

-         diminution les accidents et les maladies professionnelles ;

-         assurer la prévention et la protection des salariés et des salariés des entreprises extérieures ;

-         évitement des situations dangereuses pour éviter l’accident ;

-         amélioration la gestion de la santé-sécurité ;

-         émergence et pérennisation les bonnes pratiques ;

-         amélioration de la motivation du personnel et des conditions de travail ;

-         présence d’un moyen de contrôle de la gestion en place.

 

 

La première catégorie à favoriser concerne les comportements de conformité aux règles de sécurité. Cette approche est la plus courante et elle cherche à canaliser le comportement humain à travers l’application effective de prescriptions telles que : le port des équipements de protection individuelle (casques, gants, etc.), le respect des procédures critiques (permis de travail, inspections de pré-usage, etc.), le maintien de l’ordre et de la propreté sur les lieux de travail,...

 

Bien qu’elle soit absolument nécessaire, cette approche n’est cependant pas suffisante : non seulement, il demeure très souvent un écart entre ce qui est demandé et les pratiques de travail observées (c’est le fameux écart entre le prescrit et le réel) mais il est également impossible de prévoir toutes les consignes pour toutes les situations, comme il est impossible de prescrire des ingrédients aussi importants pour la sécurité que la motivation, la confiance, la sérénité, la collaboration…

 

Publié dans Audit Social

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www.convention.fr 24/06/2016 09:58

L'employeur est tenu de tenir un document unique d'évaluation des risques professionnels, un registre unique de sécurité, mettre en place des signalisations par le biais de pictogrammes pour signaler tout danger, obligation et autres...

marina 14/02/2015 15:19

un dossier sur les notions de risque professionnel : http://www.officiel-prevention.com/formation/formation-continue-a-la-securite/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=139&dossid=453